Hip-hop

Gaëlle Conill vous propose des cours de hip-hop toute la semaine
sauf celui du mercredi de 21h à 22h30 et du vendredi de 20h à 21h30 qui est avec Foued mahi.



Dès la fin des années 60, l'émission culte de la télévision américaine « SOUL TRAIN » diffuse et popularise la street-dance (avec le locking, le popping, le boogaloo), naissante sur la côte californienne aux États-Unis qui voit ensuite le jour avec le b.boying à New York quelques années après.

Plus tard, cette danse sera associée aux composantes du mouvement hip-hop au même titre que la musique (rap et djing) et le dessin (graff).

Ce n'est qu'au milieu des années 70 que les mots « culture hip-hop » sont significatifs. Voulant rompre avec la violence des Gangs du Bronx, AFRIKA BAMBAATAA crée la ZULU NATION qui prône les valeurs et les images positives de fraternité et de partage avec pour mot d'ordre : peace, unity, love and having fun.

Ainsi, en 1982, la jeunesse française s'immisce dans ce nouveau mouvement et notamment en 1984, lorsque TF1 diffuse l'émission « H.I.P.H.O.P. » animée par Sidney, qui laisse une grande place aux amateurs de danse. L'univers de cette culture s'est désormais introduit dans les foyers français. La disparition de cette émission confortera ceux qui pensaient que cette culture n'était qu'une vague passagère, et en laissera d'autres dans l'oubli.

La street-dance connaîtra donc une période vide, mais les codes, les bases et le niveau ont été maintenus par les inconditionnels du mouvement. Aujourd'hui, elle regroupe plusieurs styles lets que le « boogaloo », le « locking » et le
« b.boying ». Ces styles se sont inspirés de différents styles musicaux et empruntent donc des énergies, des langages, des techniques et des codes vestimentaires différents.

Les racines de la culture hip-hop émergent donc de nombreuses cultures, car les USA étaient peuplés en majorité d'étrangers. C'est ce melting-pot qui donne son originalité au hip-hop. De plus, la base de cette culture était la tolérance.
Les premières musiques hip-hop sont inspirées de plusieurs styles comme la Pop, la Disco, le Rythme & Blues ainsi que la musique latine.

La danse hip-hop se compose de plusieurs spécialités :

LE BREAK DANCE qui tient en grande partie est d'origine de la capoeira, est constitué de techniques et de mouvements effectués au sol de manière très acrobatique. Cette forme de danse est née à New York. Le Rocksteady crew, avec des danseurs comme Crazy Leg, Frosty Freeze, Ken Rock, les Dynamic Rockers, et les New York City breaker sont les têtes d'affiche de ce type de danse.

NEW STYLE : C'est un mouvement qui s'est développé à la fin des années 90, elle est inspirée de la dance Old Schoo. La Newstyle est un style hétéroclite où chacun peut s'exprimer à sa façon, mélangeant pop, lock, break, danse africaine ou tout autre mouvement de son inspiration. Cette danse utilise les techniques de base du Hip-hop, mais aussi plusieurs mouvements sortis de la créativité de chacun.

LOCKING : Il est apparu dans les années 70, c'est un langage parlé, un moyen d'expression. Son inventeur, Don Campbell Lock s'est introduit dans le « Soul Train », une émission mythique américaine qui mettait en avant lors de chaque émission un nouveau style de danse et a fait découvrir « le lockin' » au monde entier. Aujourd'hui, cette danse universelle a acquis une méthodologie consistante et se caractérise par des arrêts bien marqués du corps, une énergie débordante, un état d'esprit positif, et est en interaction constante avec le public. Le locking est un mélange des danses de club des années 70 et des mouvements acrobatiques des danseurs de claquettes.

LE DANCE HALL / RAGGAE : est apparu au cours des années 80 et rassemble des éléments de hip-hop et de reggae sur un rythme assez soutenu. Il nécessite au minimum la présence d'un DJ et d'un toaster. Pendant les années 90, des rappeurs ont incorporé des éléments dance hall dans leur musique, notamment les gangsta rappeurs... À la base, le dance hall n'est rien d'autre que du reggae, offrant un beat plus soutenu et plus taillé pour les dancefloors. Les fers de lance du dance hall sont Yellowman et Shabba Ranks. Le dance hall d'un Sean Paul ou d'un Shaggy s'oriente plus vers le grand public, car il adopte une attitude plus hip-hop, et s'apparente à un mix entre le reggae et le rap.

POPPING / BOOGALOO : Créé par Sam « Boogaloo Sam » et son groupe The Electronic Boogaloo durant les années 70. Le principe de base est le blocage des muscles en rythme. Le beat transpire à travers clés blocages appliqués par le danseur à des moments bien choisis qui lui permettent de s'approprier la musique. Inspiré par les mouvements robotiques, de mime, la vie quotidienne et notamment basé sur plusieurs styles de danse comme le waving (vague) et le Boogaloo (rotation des articulations).

Voici différents styles où chacun pourra trouver son bonheur, allez, lancez-vous, c'est parti.